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Editeur : Développeur : Genre : Action/Aventure Multijoueur : Oui Jouable via Internet : Oui Test par Nic0076/10 Crime Simulator est un jeu de personnage rapide de type roguelite et grind, conçu autour du risque, de la récompense et de la rejouabilité. Un étonnant simulateur ...Dans Crime Simulator, vous incarnez un voleur anonyme qui gravit les échelons, passant de petit criminel à professionnel. Ne vous attendez pas à un scénario complexe, mais Crime Simulator offre un cadre suffisant pour donner du sens aux cambriolages. Vous travaillez pour une organisation criminelle qui vous confie progressivement de nouvelles missions. Au début, il s'agit de tâches simples comme briser des vitres ou voler une vieille télévision, mais plus tard, vous vous attaquerez à des braquages plus importants dans des quartiers huppés. Le jeu est ponctué de brefs messages radio, d'indices et de dialogues qui créent une atmosphère particulière. Ce n'est pas un blockbuster hollywoodien, et il n'a pas cette prétention. Au contraire, l'histoire maintient la motivation du joueur sans être envahissante. On continue à jouer parce qu'on a envie de découvrir la mission suivante, d'améliorer ses compétences et de savoir comment l'organisation compte nous utiliser. Il en résulte un récit clair et efficace qui remplit parfaitement son rôle : offrir un cadre crédible au gameplay. Le cœur du jeu repose clairement sur l'infiltration, l'observation et la planification. Avant même d'envisager d'entrer dans une maison, il est essentiel d'examiner attentivement les lieux. Où sont installées les caméras ? Quand les occupants sont-ils présents et quand sont-ils absents ? Quelles fenêtres ou portes semblent vulnérables ? Cette observation permet de penser comme un véritable voleur, et c'est précisément ce qui rend le jeu si captivant. On passe souvent plus de temps à étudier les habitudes des PNJ qu'à ramasser du butin. L'effraction proprement dite mêle infiltration et improvisation. Il faut crocheter des serrures, se faufiler dans les jardins ou escalader des clôtures, tout en restant à l'écoute des sons et des alentours. La moindre erreur – un mouvement trop bruyant, une mauvaise décision – peut signifier la fin de la mission et attirer l'attention de la police. Une réalisation à la hauteur.Techniquement parlant, ne vous attendez pas à une production AAA, mais Crime Simulator convainc par sa présentation fonctionnelle. Si les différents quartiers ne sont pas les plus beaux que vous ayez vus, ils remplissent leur fonction. Les maisons sont réalistes, les rues suffisamment animées et l'alternance jour/nuit renouvelle constamment l'expérience de jeu. Une atmosphère particulièrement tendue s'installe la nuit, lorsque vous vous faufilez silencieusement sur les pelouses, chaque mouvement comptant. Le design sonore du jeu est un véritable atout. Bruits de pas, portes qui grincent, verre brisé : tout est précis et crée instantanément une tension palpable. L’intégration du son au gameplay est particulièrement réussie : faire trop de bruit risque d’être repéré, ce qui renforce considérablement l’atmosphère. Même les bruits de fond, comme une voiture qui passe ou un chien dans le quartier, contribuent à l’immersion. Jouer en solo est presque impossible. On a un temps limité par jour, avec 5 emplacements d'inventaire au départ, et les outils et le butin les occupent. Imaginez s'il faut plus de deux outils pour fouiller une maison : les allers-retours entre la maison et la caravane pour déposer le butin vont être interminables. L'orientation multijoueur est évidente : impossible de quitter la zone à pied, il faut utiliser le camion ou attendre la fin du temps imparti. Un vrai casse-tête face à la police en difficulté élevée, qui patrouille dans le quartier et semble deviner que vous êtes le cambrioleur d'une maison voisine, un cambriolage que les riverains viennent tout juste de signaler. Tous ces problèmes se résument finalement à la difficulté, qui est le défaut principal du jeu. Ces problèmes engendrent une pression immense pendant la partie, rendant les premiers niveaux extrêmement difficiles. La pression ne diminue peut-être qu'en mode multijoueur. Cependant, malgré ces défauts indéniables, le jeu est amusant et addictif. Crime Simulator n’est pas révolutionnaire, mais l’équilibre entre des graphismes honorables et un design sonore percutant en fait une expérience cohérente. Le principal reproche concerne la progression dans le jeu. Il s'agit d'un rogue-lite, mais cacher de nouvelles compétences et l'accès à des outils derrière des magazines générés aléatoirement au fil des parties est un choix étrange. Il nous est arrivé plusieurs fois d'acheter un nouveau meuble ou équipement, pour nous rendre compte ensuite que l'on ne pouvait pas l'utiliser car nous n'avions pas trouvé le livre X. Envie de cultiver du cannabis ? Il faut débourser 5 000 dollars pour l'acheter, ce qui est exorbitant. On l'achète donc, mais on se rend compte ensuite qu'on ne peut pas l'utiliser car il faut un livre sur la culture du cannabis. De nombreux objets semblent inutiles et sont en plus assez chers. L'arbalète en est un parfait exemple. Pourquoi acheter l'arc quand on peut trouver un pistolet paralysant et des fléchettes pour moins cher ? Le temps d'assommage est le même, sauf que l'arc est bien plus cher. On peut utiliser les arbalètes pour pirater des appareils, mais pourquoi s'embêter quand on peut acheter l'outil de piratage à distance ? Pourquoi acheter la hache d'incendie quand il faut être costaud niveau 2, et que le temps d'assommage est quasiment le même qu'avec une batte, qui est moins chère et ne nécessite pas de manuel ? Notez que cette édition PS5 est totalement identique à son homologue Xbox Series. Le seul réellement changement vient de la prise en charge de la PS5 Pro qui permet une résolution de 1440p à 120 fps contre 1080p et 60 fps sur le modèle standard. VERDICT-Crime Simulator propose un monde ouvert où reconnaissance, cambriolages et fuites rythment le jeu. Le cycle de planification, d'exécution et d'amélioration de l'équipement est d'emblée captivant. À la longue, la répétitivité, l'IA simpliste et les imperfections techniques finissent par devenir un frein. |