Ray Ringo tome 2 : La Captive
Plate-forme : Bande Dessinée
Date de sortie : 17 Avril 2026
Résumé | Test Complet | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
Bande dessinée
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


8/10

Scénario : Eric Corbeyran
Dessin : Roman Surzhenko

Ray Ringo et le jeune Sipi sont toujours à la recherche de Lean, la fiancée de Ray, enlevée par les indiens. Mais il y a tellement de clans, tous doués pour brouiller les pistes qu'ils n'ont toujours pas l'ombre d'une piste. Ringo se lance dans une traque désespérée à travers le Wyoming. En chemin, il croise la route du 5e régiment de cavalerie américaine, dirigé par une figure historique bien connue de l'Histoire américaine : le jeune et impétueux sous-lieutenant George Armstrong Custer, un vieil ami de Ringo, qui va lui laisser sous la main trois éclaireurs Crows, qui vont vite le remettre sur la piste de Lean. Les retrouvailles passées, le convoi s'enfonce dans des contrées sauvages pour arracher la jeune femme aux griffes de Nayali, un guerrier amérindien brutal et instable qui a décidé de l'épouser. Heureusement, Sipi, en chassant, retrouve le médaillon de Lean dans la neige ...

Ce tome deux continue l'histoire commencée dans le premier tome. On suit en parallèle deux intrigues, celle de Ray pour retrouver la piste de Lean six mois plus tard, et celle de Lean depuis son enlèvement. En passant d'une histoire à l'autre, le décor passe de la neige en hiver avec Ray à la chaleur de l'été avec Lean. On ne peut s'empêcher de craindre le pire pour Lean pendant toute la lecture, en confrontation avec un indien imprévisible et plein de haine pour les blancs. Le face-à-face entre Lean et son ravisseur Nayali évite le manichéisme simpliste. Corbeyran prend le temps de montrer la résistance psychologique de la jeune femme face à la violence de l'Ouest sauvage. La tension est constante jusqu'au final. Les dessins de Roman Surzhenko sont beaux, réalistes et bien découpés, nous plongeant dans une ambiance de pur western.  Si le premier tome faisait la part belle aux grands espaces arides et écrasés de chaleur, La Captive opère un virage esthétique et atmosphérique radical : L'action se déplace vers des forêts denses et des plaines enneigées. Le froid devient un antagoniste à part entière, accentuant le sentiment d'urgence et la détresse de Lean.  Le dessinateur rend un hommage vibrant au style de Vance (découpage dynamique, précision des détails historiques sur les armes et uniformes). Les gros plans sur le visage marqué par la fatigue de Ringo, la folie latente de certains protagonistes ou la dignité de Custer insufflent un vrai supplément d'âme au récit. Une suite réussie, captivante et efficace pour une reprise d'un western initié par William Vance pour le journal Tintin en 1965.

VERDICT

-

La Captive confirme la solidité de ce reboot. Corbeyran et Surzhenko signent un western solide, nerveux et visuellement irréprochable. Les amateurs du Ringo de la grande époque y retrouveront le souffle de l'aventure, tandis que les nouveaux lecteurs apprécieront l'efficacité dramatique d'une traque implacable dans l'enfer blanc.

© 2004-2026 Jeuxpo.com - Tous droits réservés