![]() Plate-forme : PlayStation 5 - Nintendo Switch Date de sortie : 17 Septembre 2026 Options : Alertes - Voter pour ce jeu Editeur : Développeur : Genre : Action Multijoueur : Non Jouable via Internet : Non Test par Nic0077/10 Inspiré du jeu original City Hunter de Sunsoft sorti en 1990 sur PC Engine, City Hunter est une version remasterisée de ce classique. Un jeu inédit en Europe.Rares sont les mangakas à avoir conquis le cœur de millions de lecteurs à travers le monde dès leurs premières œuvres, et Tsukasa Hojo est de ceux-là. En effet, avec seulement deux mangas à son actif, « Cat's Eye » et « City Hunter », il a connu un succès fulgurant dans les années 1980. Le protagoniste est l'infaillible nettoyeur Ryo Saeba, engagé par des clients pour résoudre les situations les plus diverses, et qui se retrouve souvent mêlé aux bas-fonds ou confronté à de dangereux adversaires. Le sérieux des premiers chapitres du manga laisse rapidement place à une histoire plus comique qui fera de notre héros l'un des protagonistes les plus emblématiques du manga d'action. Ryo se retrouve bientôt à travailler avec la jeune Kaori Makimura, sœur de son ancien collègue tué par la pègre, et ensemble, ils forment un duo imbattable. Elle est chargée de lui trouver du travail, mais étant donné l'obsession du protagoniste pour les belles femmes, la pauvre Kaori doit souvent calmer ses ardeurs à coups de marteau ! Ces scènes humoristiques deviendront la marque de fabrique de l'histoire et servent principalement à atténuer le côté dramatique des événements. Quant au style du mangaka, Hojo parvient à créer des planches magnifiques, riches en détails, avec une excellente représentation des scènes d'action. Il est difficile de trouver à redire au style de dessin de l'artiste ; rien n'est laissé au hasard et les expressions faciales sont incroyablement expressives. Les corps sont également très sensuels et la physicalité de Ryo et des autres personnages est rendue avec une grande maîtrise. À bien y penser, lors de la sortie de City Hunter au Japon sur TurboGrafx-16 en mars 1990, il aurait été impensable d'imaginer ce titre sortir du pays du Soleil Levant, la console n'ayant jamais vraiment percée sous nos latitudes. Aujourd'hui, le jeu est accessible à tous les fans, avec même une traduction française intégrale (et oui il est possible d'appeler le personnage Nicky Larson comme dans le Club Dorothée). Shinjuku sous tous les angles ? Pas vraiment.
Côté gameplay, outre l'utilisation de l'une des quatre armes disponibles (pistolet, lance-roquettes, pistolet laser et lance-missiles), qui se débloquent au fil de l'aventure, Ryo peut bien sûr sauter et escalader les échelles de l'arène. La configuration est simple et intuitive, conçue pour offrir une expérience arcade authentique. Même le mode de difficulté standard ne présente pas de difficultés particulières, grâce à une IA et des comportements très simples qui gèrent les ennemis et les boss, lesquels ne constituent jamais un obstacle. Il s'agit d'un titre marqué par son époque, qui a pris un coup de vieux face aux standards actuels, mais qui restera apprécié des fans de jeux rétro et de City Hunter. Jouer à City Hunter sur PC-Engine, c'est comme vivre trois nouvelles aventures. Certes, trois niveaux seulement, c'est peu (le dernier fait presque office de tutoriel) et on aurait pu en faire plus, mais ce n'est pas tout : le gameplay manque de profondeur. On se contente alors de parcourir le bâtiment, à droite, à gauche, en haut, en bas, en entrant et sortant aléatoirement de nombreuses pièces où l'on rencontre divers personnages qui nous donnent des objets utiles pour progresser, comme par exemple une clé pour ouvrir une porte disséminée on ne sait où dans le niveau. Il est appréciable que Ryo puisse récupérer son énergie en trouvant des filles à moitié nues dans les différentes pièces, et le style anime est discrètement reproduit avec des dialogues surréalistes, des personnages attachants et une musique qui témoigne de la qualité sonore de la NEC. Mention spéciale à l'introduction et son style pixelisé cartoon, ainsi qu'à toutes les cinématiques réalisées dans le même style. C'est probablement dû aux limitations de la cartouche à l'époque. L'animation de Ryo est réussie, même si elle manque un peu de fluidité, et les décors sont généralement agréables, bien que peu diversifiés. La progression est un peu aléatoire, et vous vous retrouverez souvent à faire des allers-retours si vous n'avez pas parlé à un personnage important. La musique est superbe et c'est probablement ce qui vous captive et vous fait apprécier le jeu. VERDICT-City Hunter est un jeu sympathique, mais très court et peu varié. Le gameplay n'est pas exceptionnel, mais il est assez amusant et pas trop difficile. Il s'agit du seul jeu vidéo inspiré du manga/anime du même nom, et donc le seul moyen pour nous, joueurs, d'incarner Ryo Saeba dans son univers. Voilà de quoi attirer l'attention du joueur rétro blasé qui a toujours rêvé de devenir un City Hunter, ne serait-ce que pour un jour. |