Styx : Blades of Greed
Plate-forme : PlayStation 5 - PC - Xbox Series X
Date de sortie : 19 Février 2026
Résumé | Test Complet | Images | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
Action/Aventure
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


7/10

Vous incarnez Styx, un gobelin fourbe à l’humour caustique devenu maître dans l’art de l’infiltration.

Un retour inattendu.

Douze ans après notre première rencontre avec (peut-être) le gobelin le plus cynique du jeu vidéo dans Master of Shadows, Styx revient pour conclure un périple né d'une expérience confidentielle et devenu une trilogie. Styx : Blades of Greed n'est pas qu'un simple troisième chapitre, c'est la preuve que Cyanide Studio maîtrise désormais l'art de l'infiltration pure et dure, offrant une expérience qui affiche fièrement ses ambitions, même lorsqu'elles dépassent ses capacités techniques. Le studio a trouvé une manière profondément originale de bousculer les conventions du game design moderne.  L'intrigue nous transporte sur le continent d'Iseria, et l'histoire se déroule à travers les souvenirs de Styx, qu'il raconte à une nouvelle génération d'« apprentis ». Après ses aventures dans la Tour d'Akenash et sa mission à Körangar, Styx se retrouve au cœur d'une dangereuse conspiration, presque mortelle, entre humains, elfes et orcs. Cette fois, l'enjeu est le Quartz, une ressource magique puissante qui remplace l'Ambre des précédents opus, déclenchant une lutte de pouvoir sans merci. Bien que le scénario emprunte des chemins familiers à la série, l'humour noir et sarcastique de Styx demeure le fil conducteur qui maintient l'intérêt et donne du sens à chaque recoin obscur que vous êtes invité à explorer.

Le passage des couloirs étroits des précédents opus à de vastes zones semi-ouvertes représente le plus grand pari du jeu. Cette fois, la conception des niveaux se concentre – presque obsessionnellement – sur la verticalité, transformant chaque tour, chaque égout et chaque chemin en une énigme à résoudre. Chacune des zones regorge d'activités : nettoyer les forteresses, collecter des matériaux pour fabriquer des outils, et bien sûr, voler du quartz. Plus important encore ? Le jeu refuse obstinément toute assistance assistée. Pas de flèches lumineuses au sol, pas d'interface pour vous guider mais une sauvegarde rapide est possible malgré tout en pressant L3. Vous seul comptez sur vos sens et l'architecture du lieu. L'intégration d'éléments de Metroidvania, comme le grappin et le parapente, renforce cette liberté et transforme l'exploration en un choix stratégique plutôt qu'en une simple flânerie. Si le jeu brille par sa conception, son exécution commence à montrer des signes de lassitude. L'expérience reste solide, mais l'intelligence artificielle semble souvent en proie à une confusion constante. Les gardes font parfois preuve d'une perception quasi surnaturelle, tandis qu'à d'autres moments, ils semblent totalement inconscients de leur environnement. Cette instabilité, combinée à des animations peu détaillées et à une jouabilité parfois capricieuse, confère au jeu une impression finale de manque de finesse, rappelant les jeux d'antan.

Des hauts et des bas.

Visuellement, Blades of Greed souffre parfois de bugs et de chutes de framerate, malgré une direction artistique soignée, le passage à l'Unreal Engine 5 semble avoir été difficile. Cependant, ces imperfections ne suffisent pas à ternir le caractère du jeu. Styx demeure l'un des anti-héros les plus attachants, son humour noir offrant une pause bienvenue face à la difficulté élevée. Certes, Styx : Blades of Greed peut parfois paraître maladroit. Styx semble flotter dans le jeu et n'est pas aussi ancré à la surface que nous le voudrions. Du coup, ses mouvements sont parfois étranges lorsqu'il saute partout et tente d'atteindre les moindres recoins. Bien que l'infiltration soit l'aspect le plus important du jeu, ne vous attendez pas à des mécaniques et des systèmes parfaitement maîtrisés, car ils peuvent souvent se retourner contre vous. Styx vit dans l'obscurité ; il peut donc projeter du sable sur les torches pour atténuer les flammes et créer des environnements plus sombres. Il peut glisser pour se déplacer plus rapidement et hors de vue, et il peut éliminer ses ennemis à distance grâce à des fléchettes et des clones astucieusement placés. Styx n'est pas un combattant, et s'engager dans des combats de groupe est fortement déconseillé. Certes, il peut esquiver et frapper avec sa dague, et il peut aussi utiliser certaines capacités pour disperser les ennemis, mais chaque rencontre se transformait en affrontement stressant. Il était tout simplement plus facile et bien plus agréable de privilégier l'infiltration.   Styx dispose de ses outils habituels, mais il bénéficie également de nouvelles capacités de Quartz. Le contrôle mental en est une nouveauté et rappelle l'antique Geist sorti sur GameCube. Il est possible de  prendre le contrôle d'un garde et l'utiliser pour ouvrir une porte.  Styx peut aussi devenir invisible, ce qui est parfois une aubaine.

VERDICT

-

Styx Blades of Greed est un jeu reste fidèle à ses origines. C'est une aventure digne d'intérêt, quoique brute, qui parvient à offrir des moments de pur plaisir, à condition d'être prêt à pardonner les instants où son ambition se heurte à la réalité de ses ressources limitées.

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